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La France, l'Allemagne, les Pays-Bas : où en est le Québec dans la course souveraine?

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L'équipe Beluga ·

Le Québec n'est pas seul à vouloir reprendre le contrôle de son infrastructure numérique. Regardons ce que font les voisins européens — et ce qu'on peut en apprendre.

France : LaSuite (500 000 agents publics)

La France a lancé LaSuite en 2024, une suite collaborative open source déployée pour ses 500 000 agents publics. Éditeur de documents, messagerie chiffrée (Tchap, basée sur Matrix), tableur, visioconférence, signature électronique — tout hébergé sur des infrastructures qualifiées SecNumCloud par l'ANSSI.

LaSuite est 100 % open source (code disponible sur le GitHub du gouvernement français). Ça veut dire que d'autres administrations peuvent la déployer. Certaines le font déjà, en dehors de France.

Allemagne : openDesk

L'Allemagne fédérale déploie openDesk, bâti par ZenDiS (Zentrum für Digitale Souveränität, Centre pour la souveraineté numérique). Stack : Nextcloud pour les fichiers, OpenProject pour la gestion de projet, Jitsi pour la visio, XWiki pour la documentation. Objectif : remplacer Microsoft 365 dans toute l'administration fédérale.

Pays-Bas : Office.eu

Les Pays-Bas ont co-lancé Office.eu avec plusieurs partenaires européens. Basée sur Nextcloud et Collabora Online. L'initiative est explicitement conçue pour offrir une alternative souveraine européenne à Microsoft 365 aux administrations publiques.

Suisse : EcoSpace

La Confédération suisse déploie EcoSpace dans le cadre de sa stratégie GovTech. Stack similaire : Nextcloud + Collabora + Jitsi, hébergée sur des clouds souverains suisses.

Et le Québec?

Le Québec a son cadre légal (Loi 25, 2023), son énoncé politique (février 2026), et maintenant Beluga comme offre produit. La différence avec les initiatives européennes : Beluga n'est pas un assemblage de briques open source, mais une suite native intégrée conçue dès le départ pour un usage cohérent. Une seule authentification Keycloak, un seul stockage MinIO, une seule base de données, une seule interface en français québécois.

Ce qu'on partage avec l'Europe : les valeurs (souveraineté des données, transparence, open source). Ce qu'on fait différemment : l'exécution — un produit cohérent, moderne, construit par une équipe d'ici, pour des organisations d'ici.

Le Québec est en retard de quelques années sur la France. Mais on rattrape vite. Et contrairement à 2015, il existe maintenant une offre concrète — pas juste un appel à l'action.

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